Aperçu historique
Le nicotinamide adénine dinucléotide (NADH) fait l'objet d'un intérêt scientifique depuis le début du XXe siècle. La découverte du NAD+ (la forme oxydée du NADH) remonte à 1906, lorsque les biochimistes britanniques Arthur Harden et William John Young ont observé un certain « cofermentateur » qui favorisait la fermentation du sucre dans la levure. Dans les années 1930, Hans von Euler-Chelpin et son équipe sont parvenus à isoler et identifier ce cofermentateur comme étant le NAD+, un moment déterminant dans l'histoire de la biochimie.
Les décennies suivantes ont vu une multiplication des recherches sur cette molécule essentielle, mettant en lumière les rôles importants que joue le NADH dans la respiration cellulaire et la production d'énergie. Aujourd'hui, le NADH est un sujet majeur en biochimie, en biologie cellulaire, ainsi que dans l'industrie croissante des compléments alimentaires à base de NADH+.

La biologie et la chimie du NADH
Le NADH est une coenzyme, un composé non protéique qui aide une enzyme à catalyser une réaction chimique. Il est présent dans toutes les cellules vivantes et pourrait jouer un rôle dans le métabolisme énergétique.* Sous sa forme oxydée (NAD+), il accepte des électrons provenant d'autres molécules lors des réactions métaboliques, se transformant ainsi en NADH.
Ce processus se déroule dans les mitochondries — les centrales énergétiques de nos cellules — lors du cycle de Krebs (aussi appelé cycle de l'acide citrique). Le NADH transporte ensuite ces électrons jusqu'à la chaîne de transport des électrons, où ils sont utilisés pour produire de l'ATP, la principale source d'énergie de la cellule.
Sur le plan chimique, le NADH est composé de deux nucléotides, l'un contenant une base adénine et l'autre un nicotinamide. Ces nucléotides sont reliés entre eux par leurs groupes phosphate, formant une structure qui permet au NADH d'assurer ses fonctions biologiques.

La révolution des compléments de NADH
Dans le sillage de la biochimie moderne et de l'intérêt croissant pour la santé et le bien-être, le NADH s'est fait une place dans l'univers des compléments alimentaires. La logique est simple : avec l'âge, les niveaux naturels de NADH dans l'organisme ont tendance à diminuer. Cette baisse pourrait également être liée à diverses conditions.
Les compléments de NADH, généralement dérivés de levure fermentée, pourraient potentiellement soutenir les niveaux de NADH de l'organisme, contribuant ainsi au métabolisme énergétique et potentiellement au vieillissement en bonne santé. Certaines études suggèrent que la supplémentation en NADH pourrait soutenir la fonction cognitive et réduire la fatigue chez certaines personnes.* Cependant, des recherches plus approfondies sont nécessaires pour comprendre pleinement les différents rôles du NADH et déterminer le dosage et l'utilisation optimaux.

Faits intéressants sur le NADH
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Polyvalence: Outre son rôle fondamental dans le métabolisme énergétique, le NADH pourrait être impliqué dans d'autres processus biologiques, tels que la réparation de l'ADN et la signalisation cellulaire, ce qui en fait une molécule polyvalente.
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Lien avec la longévité: Les recherches menées au cours de la dernière décennie ont établi un lien entre les niveaux de NAD+ et la longévité et le vieillissement. Certaines études suggèrent qu'augmenter les niveaux de NAD+ pourrait potentiellement ralentir le processus de vieillissement.* Des recherches supplémentaires sont nécessaires.
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Lien avec le sommeil: Le NADH pourrait jouer un rôle dans la régulation de l'horloge interne du corps, ou rythme circadien. Cette horloge biologique influence de nombreux aspects de la santé humaine, y compris les cycles de sommeil.
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Potentiel thérapeutique: En raison de son rôle dans la production d'énergie et la santé cellulaire, le NADH a fait l'objet de recherches sur son potentiel dans le traitement de diverses maladies et troubles.
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Sources alimentaires: Le NADH ne peut pas être obtenu directement à partir de l'alimentation, mais son précurseur, la niacine (vitamine B3), le peut. Les aliments riches en niacine comprennent la volaille, le poisson, les viandes maigres, les légumineuses, les noix et les céréales.
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Dépendance à magnésium: La production et l'utilisation du NADH dans l'organisme pourraient dépendre de la présence d'une quantité suffisante de magnésium. Ce minéral essentiel sert de cofacteur aux enzymes impliquées dans le métabolisme du NADH. Vous pouvez également en apprendre davantage sur le rôle du D-ribose et le histoire du magnésium.